Toutcomme dans le monde rĂ©el, la vie est plus belle avec les cookies. Pour en savoir plus sur les cookies Il y a 52 mois La libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres ! C'est une phrase que l'on entend souvent Ă propos de la libertĂ© et de ses limites. Car lorsque l'on vit en sociĂ©tĂ© il faut bien donner des limites.Est-ce que les droits s'appliquent tout le temps ? EducadroitToute personne a des droits. Elle peut les exercer dans la limite du respect de la loi et des droits des et respect de l'autreChaque libertĂ© s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. Par exemple, la libertĂ© d'expression te donne le droit d'exprimer tes opinions Ă condition de respecter les opinions des autres. Tu es aussi libre de dire ce que tu penses mais la loi t'interdit d'insulter quelqu' nos droits sont parfois limitĂ©s par l'Etat ?Quand il y a un danger pour la sĂ©curitĂ© des personnes pandĂ©mie, crise sanitaire, menace terroriste..., l'Etat peut dĂ©cider de limiter les libertĂ©s en mettant en place un confinement, l'Ă©tat d'urgence. Dans notre sociĂ©tĂ©, l'Etat est le garant de l'ordre public, c'est-Ă -dire de la sĂ©curitĂ© et de la tranquilitĂ© des personnes. Si certains de nos droits peuvent ĂȘtre limitĂ©s c'est dans l'intĂ©rĂȘt de toutes et RETENIRLes droits peuvent, dans certaines circonstances, ĂȘtre le cas notamment lorsque les droits d'une personne entre en conflit avec ceux d'une personne car la libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres ».Les droits peuvent ĂȘtre limitĂ©s en cas de risques pour la les autres vidĂ©os Educadroit, le droit pour les 6-11 ans. RĂ©alisateur DĂ©fenseur des droitsProducteur DĂ©fenseur des droitsAnnĂ©e de copyright 2017AnnĂ©e de production 2017AnnĂ©e de diffusion 2017PubliĂ© le 13/11/20ModifiĂ© le 28/09/21Ce contenu est proposĂ© par LalibertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres Par Isabelledelyon. J'ai eu la chance de grandir Ă Nice et en Provence jusqu'Ă mon entrĂ©e au collĂšge. DĂšs l'arrivĂ©e des beaux jours, j'allais Ă la plage prendre mon goĂ»ter Ă la sortie des classes, et nous y restions jusqu'Ă l'heure du dĂźner. J'avais le privilĂšge d'avoir de la place sur la plage Ă cette Ă©poque Quand des mesures restrictives sont prises par les politiques comme lâinterdiction de voitures, lâinterdiction de vĂ©hicules polluants, lâinterdiction de faire du feu,⊠certains dĂ©noncent les atteintes Ă la libertĂ© individuelles. Or, nuire Ă autrui nâest pas une libertĂ©. Câest pourquoi, tout acte qui pollue peut ĂȘtre rĂ©glementĂ©, limitĂ©, interdit. Si lâair polluĂ© peut raisonnablement ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un poison mortel, polluer peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un homicide. La libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. » La libertĂ© entraine des aberrations comme ceci Rating 1 vote castPolluer n'est pas une libertĂ©, out of 5 based on 1 rating Updated 16 dĂ©cembre 2019 at 2114
Etsi lâon se doit bien entendu de la respecter, encore faut-il que la libertĂ© des autres nâen soit pas entachĂ©e. Câest prĂ©cisĂ©ment lĂ que le bĂąt blesse car si nous ne pouvons pas dĂ©signer les opposants Ă la vaccination et au coronapass comme (seuls) responsables de la progression de la pandĂ©mie ou Ă tout le moins de lâimpossibilitĂ© de lâendiguer, force
21/07/2021 014000CHRONIQUE â âïž Quand la libertĂ© des autres sâarrĂȘte lĂ oĂč la mienne commence A lâheure du nĂ©cessaire pass sanitaire, rĂ©flexions sur la guerre des libertĂ©s, la remise en cause du progrĂšs et les risques quâil faut continuer Ă prendre Par luclevaillant —ïžA lâheure du nĂ©cessaire pass sanitaire, rĂ©flexions sur la guerre des libertĂ©s, la remise en cause du progrĂšs et les risques quâil faut continuer Ă le 20 juillet 2021 Ă 19h10 Lire la suite LibĂ©ration » VIDĂO - Quand David Bowie a fait ses adieux Ă Ziggy Stardust Ă Londres en 1973 Maux de ventre, ballonnements quand de simples symptĂŽmes cachent un diagnostic plus complexe Comment porter plainte quand on est victime dâune arnaque financiĂšre ? luclevaillant Ăcrit avec des pieds fortements ampoulĂ©s ce truc.đ 'Et peut-ĂȘtre que la veule obĂ©issance des cohortes de refuzniks en peau de lapin, se prĂ©cipitant pour se faire piquer afin de continuer la fiesta, tient Ă un je-mâen-foutisme larvaire et Ă un consumĂ©risme spasmodique.' luclevaillant Les vaccinĂ©s Ă©tant protĂ©gĂ©s, la vaccination obligatoire est une atteinte au droit Ă disposer de son corps. Chacun a le droit de prendre ses responsabilitĂ©sluclevaillant Bonsoir , vous pouvez par faire du Pay per View ? luclevaillant Plutot l inverse. Ma liberte s'arrĂȘte la ou commence celle des autres!! luclevaillant toujours Ă la pointe de la propagande, quel que soit les maitres. Il faut bien mĂ©riter sa gamelle... mais Ă un tel niveau, ça relĂšve de la Si la libertĂ© ne s'arrĂȘte pas Ă mon enveloppe corporelle et a mon ame...c est du viol. Meme des pĂ©dophiles ne sont pas obligĂ©s de prouver qu'ils suivent des traitements alors qu'ils sont des dangers pour nos enfants...Et les fichĂ©s S. Ils peuvent se ballader anonymement.. luclevaillant 'nĂ©cessaire' LibĂ©ration chantre de la propagande macroniste. Je suis contente d'avoir vĂ©cu jusqu'Ă aujourd'hui pour voir les masques d'une certaine gauche Pour beaucoup, la libertĂ© est lâexpression dâune immaturitĂ© qui leur fait croire Ă une expansion sans limite de leurs caprices. luclevaillant on aimerait bien comprendre pourquoi vous parlez de 'nĂ©cessitĂ©' pour le pass sanitaire.... luclevaillant . . La libertĂ© est une conquĂȘte, pas une guerre. La libertĂ© ne nous veut pas de mal. . .VIDĂO - Quand David Bowie a fait ses adieux Ă Ziggy Stardust Ă Londres en 1973Le 3 juillet 1973, David Bowie s'avance vers son public et annonce qu'il s'agit du dernier concert de sa tournĂ©e Ziggy Stardust, mais aussi son tout dernier concert. Quel intĂ©rĂȘt ? Petite erreur. Ce n'est pas David bowie qui a créé le glam, avant lui il y avait Marc bolan et trĂšs, mais aussi Roxy de ventre, ballonnements quand de simples symptĂŽmes cachent un diagnostic plus complexePODCAST - Lorsque sa patiente est arrivĂ©e avec des douleurs abdominales, le docteur Luc Perino ne pensait pas dĂ©couvrir une pathologie particuliĂšre. il y a les mĂ©decins Ă diagnostic et les mĂ©decins qui couvrent leur responsabilitĂ© appliquant des points de contrĂŽle il y a aussi ceux qui prennent 1cas pour faire du diagnostic dans l'annĂ©e AprĂšs il y a celles/ceux qui attendent jusqu'au classement handicapĂ© selon zone porter plainte quand on est victime dâune arnaque financiĂšre ?Alors que les arnaques aux placements financiers se multiplient en ligne, les Ă©pargnants se sentent parfois dĂ©munis face Ă leurs recoursQuinze coiffures Ă adopter quand il fait trĂšs chaudLes tempĂ©ratures montent et nos cheveux s'affolent. Si on apprĂ©ciait les longueurs cet hiver, quand l'Ă©tĂ© et la hausse des tempĂ©ratures arrivent, mieux vaut les Spears et ses protecteurs» quand le patriarcat fait popđ€ Britney Spears et ses protecteurs» quand le patriarcat fait pop Si elle brise ses chaĂźnes, la chanteuse mettra dĂ©finitivement un terme Ă un schĂ©ma de domination patriarcale qui a perdurĂ© dans la pop musique. Je note la participation de Britney Ă la Cause fĂ©ministe. B2L Maintenant on a Magali berdahLuc Le Vaillant publiĂ© le 20 juillet 2021 Ă 19h10 Peut-ĂȘtre que la seule raison du poing tapĂ© par Macron sur la table des atermoiements vaccinaux vient dâune irritation fatiguĂ©e devant lâĂ©ternel retour du mĂȘme scĂ©nario en mode ne se produira plus en de ventre quand de simples symptĂŽmes cachent un diagnostic plus complexe 1 min de lecture Maux de ventre quand de simples symptĂŽmes cachent un diagnostic plus complexe Lorsque sa patiente est arrivĂ©e avec de simples douleurs abdominales, le docteur Luc Perino ne pensait pas la revoir de si nombreuses fois, ni dĂ©couvrir une pathologie peut-ĂȘtre que la veule obĂ©issance des cohortes de refuzniks en peau de lapin, se prĂ©cipitant pour se faire piquer afin de continuer la fiesta, tient Ă un je-mâen-foutisme larvaire et Ă un consumĂ©risme spasmodique. Il est possible que le PrĂ©sident en ait juste eu marre de se laisser emmerder par la fatalitĂ© et de devoir convaincre au lieu de vaincre. Une sorte d' alter ego dĂ©cadent , surmaquillĂ©, dĂ©calĂ©, aux cheveux rouges et Ă la sexualitĂ© ambiguĂ« . Et il est sans doute envisageable que les Français regimbeurs soient majoritairement des veaux et se foutent comme de leur premiĂšre chemise quâon leur explique les tenants et les aboutissants de tout ça. BallonnĂ©e, inconfortable, tout lui laissait penser Ă une banale gastro-entĂ©rite, et pourtant . La relativitĂ© de ces prĂ©supposĂ©s dĂ©montre sans doute que les dĂ©bats actuels sur les libertĂ©s au temps du pass sanitaire ne sont quâĂ©chauffourĂ©es en trompe-lâĆil et algarades en carton-pĂąte. C'est peut-ĂȘtre ce qui explique l'Ă©motion. Pourtant, les lignes de sĂ©paration se hĂ©rissent de fils de fer c⊠. Tous les documents, contrats, ordres de virements, Ă©changes par mail et mĂȘme captures dâĂ©cran seront Ă©galement utiles Ă lâinstruction de lâaffaire.
Par Kharoll-Ann Souffrant. Dans la vie, jâai un dĂ©faut qui est Ă la fois une qualitĂ©. Je prends beaucoup de temps avant de me forger un avis sur Ă peu prĂšs tout. Je suis capable de suspendre mon jugement sur une situation donnĂ©e, de prendre un recul et un temps de rĂ©flexion avant de donner mon point de vue qui dans la plupart des cas, se retrouve Ă ĂȘtre nuancĂ© plutĂŽt que complĂštement noir ou complĂštement blanc. Je suis capable aussi de remettre en question ce que je tenais pour acquis et dâutiliser mon esprit critique. Jâai aussi une politique personnelle tant sur les rĂ©seaux sociaux que dans la vie. Je fais mon possible pour ĂȘtre franche, directe, mais Ă©galement diplomate et sensible aux Ă©motions dâautrui. Si ce que je mâapprĂȘte Ă Ă©crire ou Ă exprimer nâest pas quelque chose que je dirais en pleine face, et bien je mâabstiens de commentaires. Parfois, ça ne vaut pas la peine de nourrir du nĂ©gatif avec du nĂ©gatif. Et puis, il y a toujours une bonne raison pourquoi les gens sont comme ils sont ou quâils font ce quâils font. On est tous humains aprĂšs tout. Je crois, sans doute, naĂŻvement, que nous essayons tous de faire de notre mieux ici-bas. Donc, je ne veux pas alourdir le fardeau souvent invisible et inconnu de tous que portent les gens sur leurs Ă©paules. Je ne suis pas spĂ©cialement sage, comme diront certains. Je ne suis pas non plus parfaite. Câest que pour avoir Ă©tĂ© victime dâintimidation et de cyberintimidation au secondaire, disons que je fais attention Ă ne pas heurter les autres Ă mon tour. Je ne veux pas que les autres se sentent comme moi je me sentais Ă une certaine Ă©poque. Je sais que les mots en bien comme en mal ça laisse des traces pour la vie et quâils peuvent mĂȘme tuer. Alors, quand jâĂ©cris, je pense toujours Ă la maniĂšre dont la personne dont je parle pourrait recevoir mes propos si par inadvertance, elle pouvait tomber dessus. Je crois sincĂšrement que toute tribune vient avec une responsabilitĂ© et jâessaie de mâen porter garante. Mais lĂ nâest pas exactement le but de ce billet. Parlons de lâaffaire Mike Ward-JĂ©rĂ©my Gabriel. Oui, des tas de gens ont Ă©crit lĂ -dessus. Je ne veux pas rĂ©pĂ©ter ce qui a maintes fois Ă©tĂ© dit dans un billet interminable. Or, je crois juste que plusieurs font preuve dâune grande hypocrisie lorsquâils abordent la fameuse dĂ©fense intouchable de la libertĂ© dâexpression. On nâa quâĂ penser Ă Raif Badawi et plusieurs autres qui croupissent en prison et pour lesquels plusieurs personnes ne se mobilisent pas dâun iota. [1] Mais ce nâest pas sans rappeler lâaffaire Gab Roy vs Mariloup Wolfe ou encore Jeff Fillion vs Sophie Chiasson. Ă plus dâune reprise, on brandit la libertĂ© dâexpression comme un passe-droit pour salir, dĂ©truire, blesser, lyncher et jâen passe. Pour briser des vies, mĂȘme si lâintention premiĂšre nâest peut-ĂȘtre pas celle-lĂ . Sans Ă©gard Ă la maniĂšre dont ça pourrait ĂȘtre reçu par les principaux concernĂ©s. Et ça me pue au nez. De se cacher derriĂšre un humour qui ne fait pas rire pour sâen prendre notamment Ă ceux qui sont moins privilĂ©giĂ©s dans notre sociĂ©tĂ©. Câest Dany Turcotte qui disait Les fous du roi ne sont pas lĂ pour frapper sur les plus faibles, mais bien pour Ă©branler le roi. » Ce sera tout pour moi. [1]
La libertĂ© dans une RĂ©publique ne peut pas ĂȘtre celle des loups dans la bergerie. La laĂŻcitĂ© reprĂ©sente la meilleure garantie d'une libertĂ© de pensĂ©e mĂȘme minoritaire, mais la libertĂ© ne peut pas ĂȘtre celle de spolier les autres. La rĂ©publique donne des droits et impose des devoirs. Les actes dâintolĂ©rance se multiplient dans la foulĂ©e de lâintolĂ©rance sarkozienne qui a osĂ© Ă LATRAN piĂ©tiner lâinstituteur de la RĂ©publique, qui serait tellement au dessous du curĂ© ! Des oeuvres dâart agressent les convictions dâune communautĂ©, en rĂ©pondant agressivement Ă lâenvahissement du paysage par des symboles dâune autre. Un clĂ©ricalisme rĂ©veille toujours un anticlĂ©ricalisme. je suis allĂ© jusqu'Ă crĂ©er un site riposte Ă ce discours de LATRAN. Dans la suite de la pensĂ©e du pape actuel des catholiques, voilĂ quâon parle de laĂŻcisme comme si câĂ©tait un concept Ă promouvoir la France est dĂ©jĂ solidement laĂŻque. La libertĂ© de pensĂ©e, dâexpression, conquĂȘte de la RĂ©volution française, mĂšre de la laĂŻcitĂ© qui nâest pas une opinion mais la libertĂ© dâen avoir une et mĂȘme dâen changer, sâaccompagne dans la devise rĂ©publicaine de deux mots aussi importants Ă©galitĂ©, fraternitĂ©. LâĂ©galitĂ© concerne des droits, la fraternitĂ© renvoie Ă la solidaritĂ©, la RĂ©publique laĂŻque est aussi sociale. Sans ces piliers, la rĂ©publique pourrait nâĂȘtre quâune banale dĂ©mocratie. IsolĂ© dâun contexte rĂ©publicain, la libertĂ© peut faire beaucoup de mal Sous la houlette de Milton FRIEDMAN la libertĂ© du marchĂ©, que lâon retrouve dans les exigences des traitĂ©s europĂ©ens dâune obligatoire concurrence libre et non faussĂ©e », ruine notre Ă©conomie et jette des millions de travailleurs dans le chĂŽmage. Nous avons payĂ© en France nos centrales Ă©lectriques atomiques, nous en paierons le recyclage, mais aux yeux de lâEurope, EDF entreprise nationale en cours de privatisation bĂ©nĂ©ficie dâun avantage qui fausse la concurrence, car le courant atomique » est moins cherâŠLe gouvernement français contraint EDF Ă vendre 20% de son courant Ă©lectrique nuclĂ©aire Ă ses concurrents GDF Suez, PowĂ©o, Direct Ă©nergie pour leur permettre de le revendre Ă des clients quâils sâefforceront de prendre Ă EDF. Les actionnaires et le PDG de ces sociĂ©tĂ©s ramasseront notre mise ». Sans mĂȘme se baisser ! Il restera Ă EDF, si elle garde ses clients, Ă faire fonctionner des centrales Ă charbon, fuel ou gaz pour rĂ©pondre Ă la demande habituelle, mais avec des coĂ»ts de production plus Ă©levĂ©s, elle devra vendre plus cher son kwh et donc favoriser lâĂ©vaporation de sa clientĂšle, ou faire des Ă©conomies sur dâautres postes comme lâentretien de ses centrales ou de ses barrages. La libertĂ© des syndicats patronaux du monde a fait flĂ©chir les Ă©tats, et aujourdâhui les salariĂ©s sont dans nos pays les vaincus de lâHistoire. LâĂ©galitĂ© de la dĂ©claration des droits de lâHomme est devenue lâĂ©galitĂ© des droits humains aprĂšs sa gĂ©nĂ©ralisation en dĂ©claration universelle. Les femmes sont donc censĂ©es avoir les mĂȘmes droits que les hommes. Câest loin dâĂȘtre universel, mais en France on essaie dây parvenir Ă petits pas. Les associations laĂŻques militent pour cette Ă©galitĂ©. Des symboles religieux de supĂ©rioritĂ© de lâhomme la kippa que la femme juive nâa pas le droit de porter, la burka ou le voile rĂ©servĂ©s aux femmes de milieux musulmans sont interdits dans les service publics. Lâexcision destinĂ©e Ă empĂȘcher la femme dâaccĂ©der Ă un plaisir sexuel est interdite mais encore pratiquĂ©e dans notre pays dans des milieux dâorigine africaine musulmane. La libertĂ© de disposer de son corps et de ne pas garder un enfant non dĂ©sirĂ© suite Ă un viol par exemple a bien fait lâobjet de lois sur lâIVG mais cette loi est condamnĂ©e par une petite puissance Ă©trangĂšre, le Vatican, et des catholiques fondamentalistes, en France, sâemploient parfois par la force, Ă empĂȘcher ces opĂ©rations. Les chrĂ©tiens Ă©vangĂ©listes ont presque rĂ©ussi Ă gĂ©nĂ©raliser leur oppression aux USA sur ce point. Les religions monothĂ©istes nâont jamais Ă©tĂ© favorables Ă lâĂ©galitĂ© hommes /femmes. En concurrence sur la marchĂ© des croyances, elles tombent vite dâaccord sur une prĂ©tendue inĂ©galitĂ©. Nâai-je pas entendu derniĂšrement Monsieur BARBARIN, archevĂȘque de LYON, Ă propos dâun nouvel asservissement des femmes en POLOGNE, poser une curieuse question Ă Monsieur PENA RUIZ, philosophe de la laĂŻcitĂ©, Ă©voquant lâassujettissement des femmes en POLOGNE Et si la majoritĂ© des gens le veut, au nom de la dĂ©mocratie, nâest ce pas juste ? » Nos lois font sans cesse lâobjet de dĂ©tournements et il est heureux que des citoyens et des citoyennes combattent les dĂ©bordements. La libertĂ© est encadrĂ©e et doit continuer Ă lâĂȘtre. Il faut rappeler que notre DĂ©claration des droits de lâHomme et du citoyen Ă©tait accompagnĂ©e dâune dĂ©claration des devoirs. Nous avons un peu oubliĂ© les devoirs. Sur le site RetraitĂ©s dans la RĂ©publique », sous la rubrique CitoyennetĂ© Ă gauche on touve le chapitre Devoirs du citoyen et dans ce chapitre lâarticle DĂ©claration des devoirs qui rappelle et prĂ©cise cette dĂ©claration des Devoirs, jamais abrogĂ©e ! Dans notre 21 Ăšme siĂšcle dĂ©butant, lâindividualisme qui est parfois exacerbĂ© devra de plus en plus ĂȘtre encadrĂ©. La libertĂ© individuelle nâa jamais Ă©tĂ© celle de faire nâimporte quoi, cette libertĂ© se conjugue avec le respect de chacun et chacune, mĂȘme sâil reste du chemin Ă parcourir.arrĂȘtelĂ oĂč commence le droit des autres. The righ ts of one group end where the rights of another begin. arrĂȘte oĂč commence le r es pect des droi ts e t de la dign itĂ© des autres. Freedom of expression, on the other hand, was not absolute an d was s ubject to resp ect of the rights and reputations of others. Sujet 3 La vie en sociĂ©tĂ© menace-t-elle notre libertĂ© ? Attention Pour vous aider Ă visualiser le corrigĂ©, nous allons mettre des titres aux diffĂ©rentes parties vous ne devez bien sĂ»r pas les Ă©crire sur votre copie le jour de lâĂ©preuve. Mais vous pouvez les noter sur votre brouillon pour vous aider Ă structurer vos idĂ©es. Astuce Lâintroduction doit avant tout poser un problĂšme qui justifie la question ; un problĂšme est un dĂ©bat, une opposition entre deux notions, ici sociĂ©tĂ© / libertĂ©, ou bien un dilemme la sociĂ©tĂ© sans la libertĂ© ou la libertĂ© sans la sociĂ©tĂ©, ou encore la dĂ©finition gĂ©nĂ©rale dâun concept qui vient sâopposer Ă la dĂ©finition dâun autre concept. Vous avez donc le choix du procĂ©dĂ©, mais dans tous les cas, il faut poser un vrai problĂšme. Introduction Dâune part, hormis les ermites, les ĂȘtres humains ne sâimaginent guĂšre vivre seuls dans la nature. Mais dâautre part, si ĂȘtre en sociĂ©tĂ© est commode, ce mode de vie impose des contraintes il faut obĂ©ir Ă des lois, suivre une organisation, un emploi du temps, respecter les autres, supporter les autres, appliquer les codes dâun groupe, avoir des habitudes, se sentir obligĂ© de rire quand les autres rient⊠Autrement dit, il semblerait que la sociĂ©tĂ© nous empĂȘche dâĂȘtre nous-mĂȘme, dâĂȘtre comme nous voudrions ĂȘtre â au risque dâĂȘtre mal jugĂ©. Ainsi, la vie en sociĂ©tĂ© menace-t-elle notre libertĂ© ? La question renvoie Ă cette contradiction que Kant nomme lâinsociable sociabilitĂ© de lâhomme » dans IdĂ©e d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique dâun cĂŽtĂ©, nous avons tendance Ă vouloir vivre ensemble, pour des raisons de commoditĂ© individuelle ; dâun autre cĂŽtĂ©, il existe en nous une rĂ©sistance â Ă laquelle nous cĂ©dons pourtant â Ă la vie sociale, Ă cause justement de ses contraintes. Astuce La question ici est nâest pas posĂ©e sans raison, artificiellement un problĂšme la justifie. Tout dâabord, nous verrons que la vie en sociĂ©tĂ© constitue non seulement une menace pour notre libertĂ©, mais quâelle empĂȘche toute possibilitĂ© de pouvoir faire ce que nous voulons faire. Toutefois, cette libertĂ© menacĂ©e nâĂ©tant quâun type particulier de libertĂ©, nous nous apercevrons que la vie en sociĂ©tĂ©, loin de menacer notre libertĂ©, au contraire la conforte. Cependant, si la vie en sociĂ©tĂ© menace notre libertĂ©, il se peut que cette menace, due Ă une exigence de sĂ©curitĂ©, soit en partie voulue par les hommes pour rĂ©duire et permettre Ă la fois la libertĂ©. La vie en sociĂ©tĂ©, une menace pour notre libertĂ© Astuce Dans cette premiĂšre partie, nous allons tout dâabord dĂ©finir les concepts puis travailler sur ceux-ci. La vie en sociĂ©tĂ© est une menace pour notre libertĂ©. La libertĂ© peut se dĂ©finir, dans un premier temps, sur le mode de lâimmĂ©diatetĂ©, comme la libertĂ© de faire ce que nous voulons, sans limite ; autrement dit, ĂȘtre libre serait pouvoir agir et parler conformĂ©ment Ă notre volontĂ©, au-delĂ de toute obligation ou interdiction. Dans la mesure oĂč notre lieu de vie quâest la sociĂ©tĂ© constitue un systĂšme, une organisation humaine faite de lois et dâhabitudes prĂ©visibles qui sont autant de sources de pression pour la personne, apparaĂźt dĂšs lors un trĂšs fort degrĂ© dâincompatibilitĂ© entre la vie collective en sociĂ©tĂ© et la vie de la libertĂ© individuelle. Une menace » nâest pas exactement un pĂ©ril avĂ©rĂ© mais un pĂ©ril en puissance, câest-Ă -dire un danger ainsi, vivre en sociĂ©tĂ© oblitĂšre nos chances de libertĂ©. Ou encore, si vivre câest ĂȘtre libre, et si ĂȘtre libre câest vivre, vraiment vivre, alors vivre en sociĂ©tĂ© » nâest pas vraiment vivre. La sociĂ©tĂ© ne serait-elle pas une caverne de Platon mais dont nous savons que nous ne pouvons en sortir ? Lâanarchisme DĂšs lors, si vivre en sociĂ©tĂ© risque dâempĂȘcher notre libertĂ©, ne faut-il pas concevoir et mĂȘme assumer une vie hors de la sociĂ©tĂ©, ou du moins en dehors de tout Ătat, de toute organisation ou pouvoir politique au sens large ? Lâanarchisme serait-il le seul systĂšme socio-politique pouvant garantir la libertĂ© humaine ? En ce sens, pour Stirner, la libertĂ© a pour condition lâabsence de sociĂ©tĂ© organisĂ©e en Ătat, par un gouvernement politique. Dans LâUnique et sa propriĂ©tĂ©, il considĂšre que toute sociĂ©tĂ©, mĂȘme la plus dĂ©mocratique, asphyxie le moi et le prive de libertĂ©. LâHomme serait par essence libre et responsable, et pourrait ainsi se passer dâune autoritĂ© supĂ©rieure et souveraine. Cette derniĂšre produit lâanĂ©antissement de lâautonomie individuelle et empĂȘche tout Ă©panouissement personnel. DâoĂč cette idĂ©e radicale la nĂ©cessitĂ© de faire disparaĂźtre toute vie en sociĂ©tĂ© organisĂ©e autour dâun Ătat câest-Ă -dire la quasi-unanimitĂ© des sociĂ©tĂ© humaines. La sociĂ©tĂ© et la libertĂ© du moi sont en conflit. La vie en sociĂ©tĂ© exige des engagements le vote dĂ©mocratique est lâengagement selon lequel on se pliera Ă la volontĂ© de la majoritĂ© dâun moment. Or la libertĂ© est aussi la libertĂ© de changer dâavis, sur le mode du temps qui passe. Pourtant, Stirner prĂ©cise Ne serais-je pas liĂ©, aujourdâhui et toujours, Ă ma volontĂ© dâhier ? Ma volontĂ© dans ce cas serait immobilisĂ©e, paralysĂ©e. Toujours cette malheureuse stabilitĂ© ! » La libertĂ© du moi est, au contraire, de pouvoir changer. La vie en sociĂ©tĂ© ne le permet pas. La libertĂ© est naturelle Plus radicalement, ĂȘtre libre, câest se retirer de toute sociĂ©tĂ© humaine, organisĂ©e Ă©tatiquement ou non. Zhuangzi, dans son livre le Zhuangzi, prĂŽne une vie spontanĂ©e, faite dâactions nous permettant de nous libĂ©rer du monde humain, de la sociĂ©tĂ©, de ses rĂšgles et de ses artifices notamment techniques. Il faut faire de la vie humaine un vagabondage libre et simple » dans lequel le moi, plutĂŽt que de sâaffirmer, devrait pouvoir se fondre avec la nature. La vraie vie nâest pas sociale, elle est Ă lâimage du cheval sauvage dans la nature, non du cheval domestiquĂ©, amoindri, altĂ©rĂ©, mis au service de lâHomme dans des Ă©curies. LâĂ©lĂ©ment de notre libertĂ© est lâair plutĂŽt que la terre. Nous mourrons un jour ? Certes mais Si Ă lâair libre je serai livrĂ© en pĂąture aux corbeaux, sous terre je serai dĂ©vorĂ© par les vers. » Mieux vaut mourir libre et heureux dans la nature que vivre prisonnier et malheureux dans la sociĂ©tĂ©. Attention Une transition critique est indispensable avant de passer Ă la partie suivante. Cependant, cette vie libre nĂ©cessite un renoncement au milieu dans lequel nous naissons et vivons depuis trĂšs longtemps la sociĂ©tĂ©. Ce renoncement est-il vĂ©ritablement possible ? MĂȘme les aventuriers qui vivent de la nature et Ă©prouvent un fort sentiment dâĂ©vasion ne doivent leur vie et leur libertĂ© quâĂ la sĂ©curitĂ© et aux moyens techniques quâoffre la civilisation une combinaison en nĂ©oprĂšne pour nager dans lâeau libre et froide, ou un VTT trail solide, maniable et lĂ©ger pour sâenfoncer aisĂ©ment dans les forĂȘts. La vie en sociĂ©tĂ©, une condition de la libertĂ© La vie en sociĂ©tĂ© et la compagnie des hommes sont peut-ĂȘtre alors non lâobstacle mais la condition de la libertĂ©, la mienne comme celle des autres. Une sociĂ©tĂ© est un rĂ©seau dâĂ©changes, Ă©changes matĂ©riels, intellectuels et affectifs. Elle semble indispensable Ă toute vie humaine. La sociĂ©tĂ©, nature de lâĂȘtre humain Autrement dit, vivre en sociĂ©tĂ© serait inscrit dans la nature humaine et serait pour nous la seule vie possible. Celui qui vit seul vit-il encore dans une humanitĂ© ? En ce sens, Aristote considĂšre, au dĂ©but de sa Politique, que Lâhomme est un animal politique » zĂŽon politikon, câest-Ă -dire un ĂȘtre naturellement social. Le vivre » de lâexpression la vie en sociĂ©tĂ© » est Ă prendre au sens dâune disposition propre au vivant humain dâoĂč le mot animal ». Nous sommes fait pour vivre ensemble, pour une meilleure indĂ©pendance sociale, une meilleure libertĂ© politique de chacun le cordonnier vend au boulanger les chaussures quâil ne sait pas fabriquer ; et le boulanger vend au cordonnier le pain quâil nâa pas appris Ă faire, ayant appris Ă faire autre chose. La libertĂ© est ici conditionnĂ©e par le fait de vivre en bonne intelligence, dans une CitĂ© elle-mĂȘme libre, selon le principe de lâindĂ©pendance politique et juridique. Lâhomme qui vit seul est soit un animal, soit un dieu. Les besoins naturels et leur satisfaction constituent le fondement de la vie en sociĂ©tĂ©. Seuls, nous ne pouvons combler ces besoins. Notre nature nous impose la mise en place de rĂ©seaux dâĂ©changes, eux-mĂȘmes naturels. La vie en sociĂ©tĂ© devient insupportable et condamnable quand les Ă©changes deviennent artificiels et produisent des besoins tout aussi artificiels. DâoĂč la condamnation aristotĂ©licienne de la chrĂ©matistique », câest-Ă -dire le commerce de tout ce qui nâest pas indispensable Ă une vie humaine faite de rapports sincĂšres et qui viendrait, au contraire, les corrompre et produire des injustices, faire perdre Ă certains leur libertĂ©. Le contrat social, condition de la libertĂ© Aujourdâhui, lâinstitution de lâĂtat comme modĂšle structurel de la sociĂ©tĂ© a remplacĂ© la rĂ©alitĂ© de la CitĂ© antique est-ce Ă dire que lâĂtat permet une vie en sociĂ©tĂ© qui serait plus libre que dans une CitĂ© antique ? Pour Rousseau, un problĂšme se pose cependant. Au dĂ©but du Contrat social, il Ă©crit Lâhomme est nĂ© libre, et partout il est dans les fers. » Selon lui, lâHomme jouit dâune libertĂ© naturelle il sâagit dâun droit que la nature lui donne. Toutefois, les sociĂ©tĂ©s et les Ătats ont transformĂ© lâHomme libre en individu esclave ou prisonnier des tyrannies symbolisĂ©es par les fers » ou encore lâimage du joug ». DĂšs lors, la question que Rousseau se pose est comment lâHomme pourrait-il recouvrer une libertĂ© dans une sociĂ©tĂ© organisĂ©e ? Quel type dâĂtat le permettrait ? Une rĂ©publique serait, selon lui, un Ătat de cet ordre. Quel type de libertĂ© est possible dans la vie en sociĂ©tĂ© organisĂ©e par une rĂ©publique ? Le chapitre 6 du livre I du Contrat social explique quâun pacte social », premiĂšre Ă©tape dâun contrat social », repose sur le fait quâĂ la libertĂ© naturelle et individuelle se substitue une libertĂ© civile et collective. La libertĂ© naturelle et individuelle de faire ce que lâon veut est solitaire et limitĂ©e dâune part par nos capacitĂ©s physiques sâil existe une libertĂ© et un droit naturels de dĂ©placement, nous nâavons pas le libertĂ© de marcher des heures en plein chaleur sans boire, dâautre part par lâenvironnement qui peut devenir trĂšs hostile, au plan climatique notamment, comme le fait remarquer Rousseau. De lĂ , la vie dĂ©pend de notre capacitĂ© Ă nous organiser lâunion fait la force. Une rĂ©publique demande Ă chacun de renoncer Ă sa libertĂ© de faire ce quâil veut au profit dâune libertĂ© commune, garantie par le cadre des lois que tout le monde accepte librement de respecter par opposition Ă la loi du tyran ou Ă la loi du plus fort. Telle est la formule du contrat social Trouver une forme dâassociation qui dĂ©fende et protĂšge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associĂ©, et par laquelle chacun, sâunissant Ă tous, n'obĂ©isse pourtant quâĂ lui-mĂȘme, et reste aussi libre quâauparavant. » Ce cadre lĂ©gislatif et rĂ©publicain est la condition Ă respecter pour que la vie en sociĂ©tĂ© ne menace pas nos libertĂ©s fondamentales penser, sâexprimer, se dĂ©placer, entreprendreâŠ. Attention Une transition critique est indispensable avant de passer Ă la partie suivante. La question qui se pose est aussi celle de savoir ce qui, prĂ©cisĂ©ment, dans la vie en sociĂ©tĂ©, risque de dĂ©truire notre libertĂ© ? Pour Rousseau, le contrat social est un Ă©quilibre entre libertĂ© et sĂ©curitĂ©. Or, la libertĂ© nâest-elle pas un risque pour notre sĂ©curitĂ© ? Et sans sĂ©curitĂ©, pouvons-nous rĂ©ellement ĂȘtre libres ? LibertĂ© et sĂ©curitĂ© Ainsi, si la vie en sociĂ©tĂ© nĂ©cessite une sĂ©curitĂ© civile, il se peut que cette derniĂšre vienne menacer notre libertĂ©. La question est de savoir quel rapport entre libertĂ© et sĂ©curitĂ© les hommes prĂ©fĂšrent pour vivre dans la sociĂ©tĂ© la plus heureuse et la plus juste plus de sĂ©curitĂ© au dĂ©triment de la libertĂ©, ou plus de libertĂ©s au dĂ©triment de la sĂ©curitĂ© ? La sĂ©curitĂ© plutĂŽt que la libertĂ© ? Il se peut que la satisfaction du besoin de sĂ©curitĂ© soit une menace pour la libertĂ©, câest-Ă -dire ici un mal nĂ©cessaire. LâĂȘtre humain prĂ©fĂšrerait la sĂ»retĂ© civile. Il la choisirait, mĂȘme, au dĂ©triment de la libertĂ©. Câest ce quâavance Hobbes, dans son LĂ©viathan. Cette idĂ©e repose sur un postulat anthropologique lâHomme serait mauvais pas nature. LâhypothĂšse de lâĂ©tat de nature dĂ©crit un ĂȘtre intĂ©ressĂ© seulement par lui-mĂȘme, ce qui ferait de chacun dâentre notre un ĂȘtre prĂȘt Ă tuer son semblable pour lui voler son bien ou pour assurer sa propre sĂ©curitĂ©. Lâhomme est un loup pour lâhomme » et, si on le laissait libre de faire ce quâil veut, la sociĂ©tĂ© serait un Ă©tat de guerre de tous contre tous ». DĂšs lors, ce nâest pas la vie en sociĂ©tĂ© qui constitue une menace pour la libertĂ©, mais la libertĂ© qui constitue une menace pour la vie tout court. La vie en sociĂ©tĂ© est ce qui pose des rĂšgles Ă la vie tout court et, en mĂȘme temps, ses conditions nĂ©cessaires. Pour que la paix civile soit garantie et dans la mesure oĂč lâHomme est mauvais par nature, il doit vouloir, sâil veut vivre tranquille, quâun pouvoir coercitif soit instituĂ©, en la personne du LĂ©viathan. Ce chef politique reçoit, par contrat social, le pouvoir et la libertĂ© individuel de tous les sujets et se voit dotĂ© dâun pouvoir politique suffisant pour assurer la sĂ©curitĂ© de tous. La libertĂ© a un prix, mais payer ce prix est conscient et volontaire les hommes veulent moins de libertĂ©, davantage de sĂ©curitĂ©, et câest sciemment quâils font de la rĂ©duction de la libertĂ© la condition de la vie en sociĂ©tĂ©. LâHomme est mauvais mais intelligent il veut vivre en sociĂ©tĂ©. La libertĂ© plutĂŽt que la sĂ©curitĂ© ? Mais lâHomme est-il rĂ©ellement mauvais par nature ? Le choix contraint dâun pouvoir autoritariste est-il une fatalitĂ© ? LâHomme est-il suffisamment responsable et paisible pour vivre dans une sociĂ©tĂ© permettant des libertĂ©s ? Le problĂšme de la vie en sociĂ©tĂ© est quâelle doit composer avec des caractĂšres, des dĂ©sirs et des avis diffĂ©rents par exemple, actuellement en France, certaines personne prĂ©fĂšreraient des lois plus fermes, empĂȘchant certaines libertĂ© mais permettant selon elles une vie en sociĂ©tĂ© plus tranquille ; dâautres prĂ©fĂšreraient moins de contraintes sociales au profit de davantage de libertĂ©s. Des situations de pandĂ©mie obligeant Ă des limitations dans les dĂ©placements confinement, couvre-feu et Ă des mesures de protection port du masque rĂ©vĂšlent ce Ă quoi se rĂ©duit parfois la sĂ»retĂ© publique pour les uns des barriĂšres contre la phobie des contaminations de toute sorte, et ce Ă quoi se rĂ©duit la libertĂ© pour les autres prendre lâapĂ©ritif Ă la terrasse dâun cafĂ©. Dans le chapitre 9 du livre III du Contrat social, Rousseau traduit ainsi les controverses de la vie en sociĂ©tĂ©, controverses qui rĂ©sument bien le problĂšme du rapport entre vivre ensemble » et vivre libre » Les sujets vantent la tranquillitĂ© publique, les citoyens la libertĂ© des particuliers ; lâun prĂ©fĂšre la sĂ»retĂ© des possessions, et lâautre celle des personnes ; lâun veut que le meilleur gouvernement soit le plus sĂ©vĂšre, lâautre soutient que câest le plus doux ; celui-ci veut quâon punisse les crimes, et celui-lĂ qu'on les prĂ©vienne [âŠ]. » Le but de lâassociation politique », câest-Ă -dire de la vie en sociĂ©tĂ©, est dâabord la conservation et la prospĂ©ritĂ© de ses membres », sans lesquelles la libertĂ© civile ne serait pas possible. Pour Rousseau, une rĂ©publique est un juste compromis entre libertĂ© et sĂ©curitĂ©. Autrement, cette sociĂ©tĂ© ne prospĂšrerait pas, ni sur le plan moral ni sur le plan Ă©conomique. Vivre nĂ©cessite de vivre en toute sĂ©curitĂ© de lĂ , la vie en sociĂ©tĂ© nâest pas une menace pour la libertĂ©. Astuce On utilise la conclusion pour prĂ©ciser sa prise de position finale, lâidĂ©e Ă laquelle on aboutit en fin de raisonnement et sur laquelle on sâengage. Conclusion La libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres » ce proverbe semble finalement faux, tant la libertĂ© dans une sociĂ©tĂ© sâexerce dans un cadre partagĂ©, celui que nous dĂ©limitons ensemble de façon dĂ©mocratique et qui se traduit par des lois auxquelles chacun accepte librement dâobĂ©ir. Si ma libertĂ© sâarrĂȘte lĂ oĂč la tienne commence, nous vivons alors chacun dans notre petite parcelle de libertĂ© en ce cas, il y a peut-ĂȘtre une sociĂ©tĂ© â fragmentĂ©e â mais pas Ă proprement parler de vie en sociĂ©tĂ©. Ensemble » est lâadverbe politique par excellence vivre ensemble, câest ĂȘtre libres ensemble, dans un Ătat garantissant la protection de notre libertĂ©.
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Avant la seule chose qui comptait, en Ăąge, c'Ă©tait celui du fond des verres. Et plus on Ă©tait vieux, plus on Ă©tait joyeux. Avant, je n'avais pas remarquĂ© que mes parents Ă©taient deux vieillards. Avant, mes copines m'enviaient parLA LIBERTĂ N'EST PAS LE FAIT D'ĂTRE LIBRE, MAIS LA POSSIBILITĂ QU'Ă UN INDIVIDU D'AGIR SANS CONTRAINTE. Cest moi ou cette phrase est complĂštement dĂ©bile ? Ăa veut littĂ©ralement dire, en d'autres termes, que la libertĂ© n'existe pas et qu'elle est encore moins existante au sein d'une communautĂ©.
Pour les lĂąches, la libertĂ© est toujours extrĂ©miste », proclame une pancarte brandie dans les rues dâOttawa. LibertĂ© pour toujours ! », scandent les convoyeurs de la colĂšre français en route pour Paris. I love the smell of freedom in the morning », Ă©crit un dĂ©putĂ© australien sur Facebook, au-dessus dâun clichĂ© du parlement canadien en Ă©tat de siĂšge. Au nom de la libertĂ© de penser », on interdit dĂ©sormais aux profs dâaborder les thĂšmes de la race et de la discrimination dans certaines Ă©coles amĂ©ricaines. Au nom des libertĂ©s individuelles », on lĂšve lâobligation du port du masque dans les lieux publics. Et si des insurgĂ©s ont violemment envahi le Capitole, le 6 janvier 2021, câĂ©tait pour dĂ©fendre â quoi dâautre ? â la libertĂ©. DĂ©cidĂ©ment, elle a le dos large, cette libertĂ©. On a de plus en plus lâimpression quâelle est vidĂ©e de son sens ou, pire, instrumentalisĂ©e pour justifier des actions et des politiques antidĂ©mocratiques. Comme si tout le monde, dĂ©sormais, pouvait lâinvoquer Ă toutes les sauces. Mais la libertĂ©, comme disait Pierre Falardeau, nâest pas une marque de yogourt. On galvaude la libertĂ© ; ce nâest pas quâune impression, me confirme Louis-Philippe Lampron, professeur Ă la facultĂ© de droit de lâUniversitĂ© Laval et auteur de Maudites Chartes ! 10 ans dâassauts contre la dĂ©mocratie des droits et libertĂ©s, qui vient de paraĂźtre aux Ă©ditions Somme toute. PHOTO GUILLAUME LAMY, FOURNIE PAR LOUIS-PHILIPPE LAMPRON Louis-Philippe Lampron, professeur Ă la facultĂ© de droit de lâUniversitĂ© Laval Certains manifestants du convoi de la libertĂ© ont des intentions qui semblent clairement antidĂ©mocratiques, constate-t-il. Effectivement, ils se servent de la libertĂ© pour attaquer les fondements des textes Ă lâintĂ©rieur desquels on a enchĂąssĂ© [les droits et libertĂ©s]. » Ces groupes libertariens et complotistes ont une conception absolutiste et dĂ©sincarnĂ©e des droits fondamentaux », qui ne pourraient souffrir aucune limite raisonnable, explique le professeur. Ils oublient un principe essentiel, Ă©noncĂ© par le philosophe britannique John Stuart Mill la libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. On ne peut pas choisir la libertĂ© qui nous intĂ©resse et faire comme sâil nây avait que celle-là » dans les chartes, dit M. Lampron. Les droits et libertĂ©s doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s de maniĂšre interdĂ©pendante, les uns par rapport aux autres ». Dans son livre, Louis-Philippe Lampron dĂ©cortique les grands dĂ©bats qui ont marquĂ© lâactualitĂ© quĂ©bĂ©coise au cours des 10 derniĂšres annĂ©es, de lâaffaire Mike Ward Ă lâĂ©tat dâurgence sanitaire en passant par la Loi sur la laĂŻcitĂ© de lâĂtat et lâaffaire Lieutenant-Duval. Le professeur regrette les attaques incessantes » contre les droits et libertĂ©s de la personne, des garanties arrachĂ©es de haute lutte par les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes. Il se dĂ©sole de la rhĂ©torique populiste autour des chartes, trop souvent prĂ©sentĂ©es comme des tares encourageant le culte de lâindividu, la dictature des droits ou le gouvernement par les juges⊠Lâobjectif [des chartes], ce nâest pas dâempĂȘcher les gouvernements de gouverner, câest de les empĂȘcher dâabuser de leur pouvoir Ă lâencontre de groupes minoritaires », rappelle Louis-Philippe Lampron. En publiant ses rĂ©flexions, il espĂšre contribuer Ă dissiper le bruit ininterrompu et tapageur entourant ce contre-pouvoir essentiel ». Souvent, les attaques contre les droits et libertĂ©s proviennent non pas de la rue, mais des hautes sphĂšres du pouvoir. Et ce nâest pas surprenant, dit Louis-Philippe Lampron. Les gouvernements nâaiment pas les contre-pouvoirs, câest un caillou dans la chaussure. » La loi spĂ©ciale adoptĂ©e par le gouvernement libĂ©ral de Jean Charest pour mater les grĂšves Ă©tudiantes, en mai 2012, est un parfait exemple, selon lui, dâun odieux dĂ©tournement de lâesprit des chartes ». Ă lâĂ©poque, le gouvernement Charest refusait de parler de grĂšve Ă©tudiante », faisant plutĂŽt rĂ©fĂ©rence Ă un boycott ». Lâobjectif, câĂ©tait de saper le caractĂšre collectif du mouvement quâil avait devant les yeux. » La loi spĂ©ciale empĂȘchait les profs de respecter les votes de grĂšve et les forçait Ă donner leurs cours. Elle empĂȘchait les Ă©tudiants de manifester Ă proximitĂ© des campus. Pour justifier cette loi restrictive, le gouvernement avait invoquĂ© le droit fondamental des Ă©tudiants dâavoir accĂšs Ă leur salle de classe, rappelle Louis-Philippe Lampron. Jâai cherchĂ© ce droit, je le cherche encore. Il est peut-ĂȘtre dans une annexe de la charte quĂ©bĂ©coise gardĂ©e secrĂšte depuis 1975⊠». En 2012, le gouvernement avait brimĂ© le droit des Ă©tudiants Ă manifester en adoptant une loi spĂ©ciale. Dix ans plus tard, les membres du convoi de la libertĂ© » peuvent-ils invoquer ce mĂȘme droit pour bloquer le centre-ville dâOttawa ? Entre les klaxons et les casseroles, y a-t-il une diffĂ©rence ? Il y a une diffĂ©rence trĂšs importante, qui prend la forme de camions de plusieurs tonnes », rĂ©pond Louis-Philippe Lampron. Oui, manifester est un droit fondamental. Et, oui, une manifestation entraĂźne nĂ©cessairement des inconvĂ©nients pour la population. On voit mal comment des manifestants pourraient atteindre leurs objectifs en se rĂ©unissant dans le stationnement dâun centre commercial de banlieue en dehors des heures dâouverture⊠Mais, encore une fois, ce nâest pas parce quâun droit est fondamental quâil est absolu. Ăriger une barricade de camions lourds, ce nâest pas une maniĂšre de manifester qui bĂ©nĂ©ficie de la protection offerte par les chartes », estime Louis-Philippe Lampron. Depuis plus de deux semaines, les camionneurs » empiĂštent largement sur la libertĂ© â et le portefeuille, et la santĂ© mentale â des rĂ©sidants du centre-ville dâOttawa. Peu importe la cause, la maniĂšre est indĂ©fendable. Ils auront beau sâen rĂ©clamer, la scander, lâĂ©crire sur mille pancartes, la gribouiller partout sur leurs camions⊠ce convoi nâaura jamais de libertĂ© que le nom.Helloles amis, On se retrouve tous les matins, du lundi au vendredi, pour des petites guidances journaliĂšres ainsi que tous les dimanches pour le Taroscope
La libertĂ© consiste Ă pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas Ă autrui », selon l'article 4 de la DĂ©claration des Droits de lâHomme et du Citoyen de 1789. Ou alors, selon la maxime populaire ma libertĂ© sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. Ces rappels sont nĂ©cessaires, Ă lâheure oĂč de plus en plus de manifestants Ă travers le monde dĂ©crient lâobligation de porter un masque comme une atteinte Ă la libertĂ© individuelle, et oĂč en France aussi la question vire parfois Ă la violence, comme le montre le cas de lâhomme tabassĂ© dans son commerce dĂ©but aoĂ»t pour avoir exigĂ© le port du masque. Mais pourquoi ces nouvelles obligations suscitent-elles autant de polĂ©miques et de contestation ? Porter, ou non, un masque est-il rĂ©ellement une question qui concerne la libertĂ© ? Une atteinte aux libertĂ©s fondamentales Cette question fait dĂ©bat depuis le mois dâavril, quand la Ligue des Droits de lâHomme a saisi la justice, considĂ©rant que lâarrĂȘtĂ© municipal de Sceaux, imposant le port du masque et un couvre-feu, constituait une atteinte aux libertĂ©s fondamentales. La dĂ©cision du Conseil dâĂtat du 17 avril 2020 a conclu que lâarrĂȘtĂ© en question port[ait] une atteinte immĂ©diate Ă la libertĂ© dâaller et venir et Ă la libertĂ© personnelle ». Notons toutefois que cette dĂ©cision nâimplique pas que lâobligation du port de masque ait Ă©tĂ© jugĂ©e contraire Ă la libertĂ© ; ce qui Ă©tait en question, câĂ©tait lâhabilitation du seul maire de dĂ©cider de mesures plus strictes pour sa commune que celles en vigueur pour toute la France. Selon un communiquĂ© de la Ligue des Droits de lâHomme, câest dâailleurs ce systĂšme Ă deux vitesses qui posait problĂšme, ainsi que le fait dâimposer le port du masque alors que ceux-ci nâĂ©taient pas disponibles pour la population. Alors, Ă quelle libertĂ© lâobligation du port du masque porterait-elle atteinte ? Certainement pas Ă celle dâaller et venir, puisquâil est tout Ă fait Ă©vident que la libre circulation des personnes est possible â et mĂȘme renforcĂ©e tant que la mesure permet dâĂ©viter un nouveau confinement â par cette mesure de prophylaxie. Une forme dâ esclavage » ? Certaines des voix qui sâĂ©lĂšvent contre le port du masque suggĂšrent que cette obligation porterait atteinte Ă leur libertĂ© dâexpression, de conscience ou de vie privĂ©e. Lors dâun grand rassemblement Ă Berlin le 1er aoĂ»t, qui a mobilisĂ© quelque 20,000 personnes venant de tout le pays, les manifestants anti-masques ont dĂ©noncĂ© cette obligation comme une forme dâesclavage et ont revendiquĂ© le fait dâĂȘtre libres ». Ces remarques font Ă©cho aux propos scandĂ©s depuis des mois lors de manifestations aux Ătats-Unis, souvent appropriant le slogan de la lutte pour le droit des femmes et le choix de lâavortement â mon corps, mon choix » â Ă cette fin. Ce refus de politiques de prĂ©vention est particuliĂšrement inquiĂ©tant, surtout lorsque lâon tient compte du fait qu'un grand nombre de personnes qui jugent ces mesures liberticides » sont prĂ©cisĂ©ment celles qui par ailleurs refusent la libertĂ© de choix dans dâautres contextes, comme lâavortement ou les droits des communautĂ©s LGBT+. Que veut dire ĂȘtre libre ? Ă lâheure actuelle, toute question de choix est immĂ©diatement appropriĂ©e dans un discours sur la libertĂ© individuelle. Ce faisant, cependant, lâon oublie souvent que la libertĂ© nâest pas lâabsence de toute contrainte ou lâautodĂ©termination absolue, mais que nos libertĂ©s existent dans une sphĂšre sociale et politique, et sont de ce fait limitĂ©es par celles des autres. Comme lâa bien dit Montesquieu dans De lâesprit des lois, la libertĂ© ne peut ĂȘtre garantie que dans un contexte de limitation et de respect de la loi Il est vrai que dans les dĂ©mocraties le peuple paraĂźt faire ce quâil veut ; mais la libertĂ© politique ne consiste point Ă faire ce que lâon veut. Dans un Ătat, câest-Ă -dire dans une sociĂ©tĂ© oĂč il y a des lois, la libertĂ© ne peut consister quâĂ vouloir faire ce que lâon doit vouloir, et Ă nâĂȘtre pas contraint de faire ce que lâon ne doit pas vouloir. Il faut se mettre dans lâesprit ce que câest que lâindĂ©pendance, et ce que câest que la libertĂ©. La libertĂ© est le droit de faire tout ce que les lois permettent ; et si un citoyen pouvait faire ce quâelles dĂ©fendent, il nâaurait plus de libertĂ©, parce que les autres auraient tout de mĂȘme ce pouvoir. » Ătre libre, ainsi, ce nâest pas faire tout ce que lâon veut, câest faire ce que lâon veut dans un cadre qui garantit la possibilitĂ© Ă tous de dĂ©cider Ă©galement un maximum pour et par eux-mĂȘmes. Câest pourquoi aucune libertĂ© nâest absolue la libertĂ© dâopinion ou dâexpression, si souvent revendiquĂ©e aujourdâhui Ă lâĂšre du numĂ©rique, connaĂźt elle aussi des limites, renforcĂ©es mĂȘme par la loi du 24 juin 2020 visant les contenus sur Internet. Il est, par exemple, interdit de tenir des propos qui incitent Ă la haine ou Ă la violence, prĂ©cisĂ©ment parce que ce type de propos met Ă mal la libertĂ© dâautrui et le systĂšme sur lequel se fonde la protection de cette libertĂ©. Une ingĂ©rence du pouvoir Ces considĂ©rations sâappliquent-elles aussi lorsquâil sâagit du port du masque ? Selon dâaucuns, cette obligation constitue une ingĂ©rence de la part des pouvoirs publics sur leurs choix personnels, une forme de paternalisme quâils estiment inacceptable. Câest Ă chacun, ils disent, de dĂ©cider sâil veut se mettre en danger, prendre le risque de tomber malade. Ce nâest pas le rĂŽle de lâĂtat dâintervenir dans les choix et les prĂ©fĂ©rences. Si un tel argument est recevable, ce type de raisonnement nâest valable que dans les cas oĂč les choix et prĂ©fĂ©rences ne comportent aucun tort commis Ă lâĂ©gard dâautrui, et nâentraĂźnent aucune restriction de ses droits ou libertĂ©s fondamentales. Dans le cas du port du masque, pourtant, il ne sâagit pas dâune obligation de se protĂ©ger, mais dâune mesure visant la protection des autres, et surtout les plus vulnĂ©rables au sein de notre sociĂ©tĂ©. Sâil est vrai que la DĂ©claration universelle des droits de lâhomme garantit la libertĂ© dâexpression et de conviction, il ne faut pas oublier cet autre droit mentionnĂ© dans lâarticle 3 Tout individu a droit Ă la vie, Ă la libertĂ© et Ă la sĂ»retĂ© de sa personne ». Or, câest prĂ©cisĂ©ment ici quâintervient la limitation imposĂ©e Ă notre libertĂ© suggĂ©rĂ©e dans la DĂ©claration des droits de lâhomme et du citoyen et par Montesquieu. Car, confrontĂ©s Ă une pandĂ©mie qui coĂ»te la vie quotidiennement Ă des milliers de personnes Ă travers le monde, et qui entraĂźne par ailleurs de nombreux dommages collatĂ©raux Ă©conomiques et sociaux, lâon peut argumenter que la protection de la vie, la libertĂ© et la sĂ»retĂ© dâautrui doit ĂȘtre priorisĂ©e par rapport Ă la libertĂ© dâopinion, de conviction ou de prĂ©fĂ©rences individuelles. Sâil existe des moyens simples et efficaces pour ralentir la propagation de la maladie et les pertes humaines, comme le port du masque, ceux-ci ne doivent ainsi pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des entraves Ă notre libertĂ©, mais au contraire comme une maniĂšre de la promouvoir. La libertĂ© absolue, câest la responsabilitĂ© absolue Il y a peut-ĂȘtre ceux que ces arguments ne convaincront pas, ceux qui verront dans ces dĂ©finitions politiques une conception dĂ©flationniste de la libertĂ© humaine, qui refuse lâautonomie et lâautodĂ©termination individuelles. Rappelons, cependant, que mĂȘme les penseurs qui ont dĂ©fendu une conception beaucoup plus radicale de la libertĂ© humaine, comme JeanâPaul Sartre qui affirmait que la libertĂ© Ă©tait la possibilitĂ© de se choisir indĂ©pendamment des contextes politiques ou des normes, nâont jamais soutenu que lâexercice de la libertĂ© Ă©tait sans contraintes. Pour Sartre, notamment, la libertĂ© absolue va de pair avec la responsabilitĂ© absolue. Câest parce que lâhomme est libre quâil est responsable, et Sartre prĂ©cise que cela ne veut pas dire que lâhomme est responsable de sa stricte individualitĂ©, mais quâil est responsable de tous les hommes. » Aucune norme, aucune loi, aucune institution ne peut nous dire ce que nous devons faire, ce qui est juste. Cependant, nos actions et nos choix impactent les autres qui nous entourent, et câest prĂ©cisĂ©ment parce que ces actions sont libres que nous devons rĂ©pondre de leurs consĂ©quences. Autrement dit, une conception radicale de la libertĂ© implique une conscience accrue du fait que nous tenons la vie et la libertĂ© de toute autre personne entre nos mains. Quelle que soit notre conception de la libertĂ©, aucun argument juridique ni moral ne permet de soutenir lâidĂ©e que lâobligation du port du masque serait contraire Ă cette libertĂ©. Un seul argument allant dans ce sens serait valable, et il est loin dâĂȘtre le plus frĂ©quemment citĂ© sur les rĂ©seaux sociaux ou lors de manifestations. Cet argument est dâordre Ă©conomique. En effet, les masques coĂ»tent cher, et surtout dans un pays comme les Ătats-Unis, oĂč actuellement 10 % de la population ne dispose pas de suffisamment de nourriture, exiger le port du masque pour sortir alors quâon ne prĂ©voit pas de distribution de ces masques ou dâaide financiĂšre Ă ces populations peut en effet constituer une atteinte Ă la libertĂ© de circuler. Cependant, ceci ne devrait pas comporter un argument contre le port du masque, mais au contraire encourager nos sociĂ©tĂ©s Ă garantir un accĂšs Ă©quitable aux ressources nĂ©cessaires pour la subsistance et la protection des droits de tous.
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